I Wanted to Go to School… But the School Was No Longer There

Version française disponible ci-dessous

By Zeinaba Abdoulaye Maiga, Malian youth education activist

One day, I was doing activities with displaced children in central Mali. A girl looked me straight in the eyes and said: “I wanted to go to school… but the school was no longer there.”

I didn’t know what to answer. That sentence stayed with me. It made me realise that, for many children and young people, education can disappear overnight—not because they no longer want to learn, but because circumstances prevent them from doing so. That was also the moment I understood why it is so important to listen to adolescents and youth.

Growing up with dreams, despite the crisis

My name is Zeinaba Abdoulaye Maiga, and I am a young activist in Mali. In my country, education in emergency situations is a daily reality. In some regions, schools are closed due to insecurity, and families are forced to flee their homes. Children stop going to school, sometimes for a long time.
But despite all this, young people continue to dream. They want to learn, build their future, and contribute to their communities. What is missing is not motivation; what is often missing is opportunity… and, above all, being heard.

Young people already have solutions

Through my engagement, I have met incredibly resilient young people.

These young people are not passive; they take action. However, their initiatives often remain invisible because they are not sufficiently recognized or supported.

My experience: Making young voices heard

As the coordinator of an advisory group (the Adolescents and Youth Advisory Group for Save the Children Denmark – AYAG) and an active member of several youth organisations, I have had the opportunity to work directly with young people from various backgrounds. We have created spaces where they can share their experiences with organisations and decision-makers. We support them so they can speak up, express their needs, and propose solutions.

During these exchanges, young people speak about very concrete issues:

I have noticed that their ideas are often simple but highly relevant—because they come from their lived experience.

Being invited isn’t enough: We must be listened to

Today, there is more and more talk about “youth participation”. But in reality, this sometimes remains symbolic. Young people are invited to discussions, but their contributions are not always taken into account in final decisions. This is frustrating.

Being listened to is not just about having the floor; it is about seeing one’s ideas taken seriously. If we want to improve education in emergency situations, we must change this.

What I would like to see change

I deeply believe that young people should be considered partners, not just beneficiaries. Concretely, this means:

This doesn’t necessarily require more resources; above all, it requires a change in perspective.

A simple but urgent message

I often think back to that young girl. Today, I wonder: how many other children are living in the same situation? And above all: what are we doing for them?

Young people are not asking for perfect solutions. They are asking for a chance. A chance to learn. A chance to participate. A chance to be heard. If we give them this chance, they can do much more than just overcome crises. They can help build solutions.

And perhaps one day, no child will ever have to say: “I wanted to go to school… but the school was no longer there”.


Je voulais aller à l’école… mais l’école n’était plus là

Par Zeinaba Abdoulaye Maiga, jeune activiste au Mali

Un jour, j’ai fait des activités avec les enfants déplacés dans le centre du Mali. Une fille m’a regardée droit dans les yeux et m’a dit :

« Je voulais aller à l’école… mais l’école n’était plus là. »

Je n’ai pas su quoi répondre.

Cette phrase est restée avec moi. Elle m’a fait comprendre que, pour beaucoup d’enfants et de jeunes, l’éducation peut disparaître du jour au lendemain — non pas parce qu’ils ne veulent plus apprendre, mais parce que les circonstances les en empêchent.

C’est aussi à ce moment-là que j’ai compris pourquoi il est si important d’écouter les adolescents et jeunes.

Grandir avec des rêves, malgré la crise

Je m’appelle Zeinaba Abdoulaye Maiga et je suis une jeune activiste au Mali. Dans mon pays, l’éducation en situation d’urgence est une réalité quotidienne.

Dans certaines régions, des écoles sont fermées à cause de l’insécurité. Des familles doivent fuir leur maison. Des enfants arrêtent l’école, parfois pour longtemps.

Mais malgré tout cela, les jeunes continuent de rêver.

Ils veulent apprendre. Ils veulent construire leur avenir. Ils veulent contribuer à leurs communautés.

Ce qui manque, ce n’est pas la motivation.
Ce qui manque souvent, c’est l’opportunité… et surtout l’écoute.

Les jeunes ont déjà des solutions

À travers mon engagement, j’ai rencontré des jeunes incroyablement résilients.

Quand les écoles ferment, certains créent des espaces d’apprentissage informels. D’autres organisent des séances de sensibilisation pour encourager les filles à rester à l’école. Certains utilisent même les réseaux sociaux pour partager des informations éducatives.

Ces jeunes ne sont pas passifs.

Ils agissent.

Mais leurs initiatives restent souvent invisibles, car elles ne sont pas suffisamment reconnues ou soutenues.

Mon expérience : faire entendre les voix des jeunes

En tant que coordinatrice d’un groupe consultatif de jeunes ADOLESCENTS AND YOUTH ADVISORY GROUP FOR SAVE THE CHILDREN DANEMARK (AYAG) et active dans plusieurs organisations de jeune, j’ai eu l’occasion de travailler directement avec des jeunes issus de différents contextes.

Nous avons créé des espaces où ils peuvent partager leurs expériences avec des organisations et des décideurs. Nous les accompagnons pour qu’ils prennent la parole, qu’ils expriment leurs besoins et qu’ils proposent des solutions.

Lors de ces échanges, les jeunes parlent de choses très concrètes :

Et ce que j’ai remarqué, c’est que leurs idées sont souvent simples, mais très pertinentes — parce qu’elles viennent de leur vécu.

Être invité ne suffit pas : il faut être écouté

Aujourd’hui, on parle de plus en plus de participation des jeunes.

Mais dans la réalité, cela reste parfois symbolique.

Les jeunes sont invités à des discussions, mais leurs contributions ne sont pas toujours prises en compte dans les décisions finales.

C’est frustrant.

Car être écouté, ce n’est pas seulement avoir la parole.
C’est voir ses idées prises au sérieux.

Si nous voulons améliorer l’éducation en situation d’urgence, nous devons changer cela.

Ce que j’aimerais voir changer

Je crois profondément que les jeunes doivent être considérés comme des partenaires, pas seulement comme des bénéficiaires.

Concrètement, cela signifie :

Cela ne demande pas forcément plus de ressources.
Cela demande surtout un changement de regard.

Un message simple, mais urgent

Je repense souvent à cette jeune fille.

Aujourd’hui, je me demande : combien d’autres enfants vivent la même situation ?

Et surtout : que faisons-nous pour eux ?

Les jeunes ne demandent pas des solutions parfaites.

Ils demandent une chance.

Une chance d’apprendre.
Une chance de participer.
Une chance d’être entendus.

Si nous leur donnons cette chance, ils peuvent faire bien plus que surmonter les crises.

Ils peuvent contribuer à construire des solutions.

Et peut-être qu’un jour, plus aucun enfant n’aura à dire :

« Je voulais aller à l’école… mais l’école n’était plus là. »